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Discours du Ministre des hydrocarbures

Monsieur le Préfet du département de Pointe Noire,

Monsieur le Préfet du département du Kouilou,

Monsieur le député Maire de Pointe-Noire,

Messieurs les Directeurs,

Messieurs les responsables de la SPE,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

 

C'est avec beaucoup de plaisir et de satisfaction que je prends la parole ici, à l'occasion de ce dîner de gala organisé par la Society of Petroleum Engineers du Congo.

Je voudrais tout d'abord m'acquitter d'un devoir, celui de remercier les autorités locales qui ont bien voulu honorer de leur présence cette soirée consacrée aux activités pétrolières.

Mes remerciements s'adressent également aux organisateurs qui se sont mobilisés pour préparer et réussir cet événement.

En ma qualité de Ministre des Hydrocarbures, je voudrais rappeler un objectif structurant de notre département, qui procède de la feuille de route de son Excellence monsieur le Président de la République.

Il s'agit, pour le département dont j'ai la charge de diriger, de prendre toutes les mesures tendant à mieux valoriser les ressources en hydrocarbures liquides et gazeux du Congo ; ces hydrocarbures qui au Congo comme ailleurs font l'objet d'une attention particulière dans le monde entier.

C'est pourquoi je vais décliner mon propos autour de trois axes géographiques :

 

Le Monde 

L'Afrique 

Le Congo

 

Ø Le Monde

Parce que le pétrole et le gaz produits dans un pays voyagent à travers tous les continents, pour répondre aux besoins énergétiques des hommes et des femmes du monde entier.

Le Monde, parce que les prix des hydrocarbures dépendent en grande partie de la loi de l'offre et de la demande, une demande de plus en plus croissante en produits pétroliers.

Enfin le Monde, parce que l'accès à l'énergie, aux ressources pétrolières et gazières, est un enjeu mondial, accompagné d'un autre défi, celui de la gestion des impacts liés à nos activités.

En témoignent les débats sur le thème du réchauffement climatique, qui nous interpellent et qui requièrent la responsabilité et l'implication de tous les acteurs, afin que, tous, nous puissions contribuer à la préservation de notre patrimoine commun : l'environnement de notre planète « Terre ».

 

Ø Le deuxième axe concerne l'Afrique

L'Afrique parce que nous sommes en Afrique, un continent en pleine croissance et qui a besoin d'énergie pour se développer.

Un continent qui regorge d'importantes ressources en hydrocarbures.

Je profite de cette tribune pour vous informer que du 24 au 27 mars aura lieu à Kinshasa le quatrième congrès africain de pétrole et exposition (CAPE IV), qui sera organisé par l'Association des Pays Producteurs de Pétrole Africains (APPA).

Ce sera l'occasion, pour tous les opérateurs du secteur pétrolier, de faire le point sur les perspectives d'investissement en Afrique, de rencontrer les acteurs politiques, économiques et institutionnels des pays membres de l'APPA ;

 

Ø Enfin, plus près de nous, le dernier axe et non le moindre, concerne le Congo, notre cher et beau pays.

Le Congo offre des perspectives intéressantes pour les acteurs qui investissent dans le secteur pétrolier.

En témoigne le nombre croissant d'opérateurs, aussi bien dans l'amont que dans l'aval.

La SPE nous rappelle que les activités pétrolières et gazières nécessitent des technologies de plus en plus sophistiquées.

Au Congo, si la majorité des champs conventionnels ont été découverts, on note aujourd'hui que les principaux développements majeurs récents ont été réalisés en offshore profond : Moho Bilondo opéré par Total E&P Congo, Azurite opéré par Murphy.

A noter également de belles perspectives sur les champs existants, notamment sur Emeraude opéré par Perenco, qui avec le MOAB et l'injection de vapeur, redonne des espoirs quant à l'augmentation du taux de récupération des hydrocarbures enfouis dans ce grand gisement.

Il faut de l'audace, de l'innovation, de la technicité pour mettre en évidence les gisements d'hydrocarbures enfouis dans des profondeurs abyssales des grands fonds sous marins.

L'onshore au Congo n'est pas en reste.

En effet, on peut noter les grandes campagnes d'exploration menées par MaureL et Prom Congo, ainsi que celle de la société PILATUS dans le bassin sédimentaire intérieur de la Cuvette, bassin quasi inexploré, très marécageux et d'accès difficile.

A signaler également, les bonnes performances du champ de Mboundi, opéré par Eni Congo , dont les gaz associés vont être valorisés en servant de fuel gaz aux turbines de la Centrale Electrique du Congo.

Enfin, les opérations reprennent également sur Mengo Kundji Bindi, opéré par notre société nationale, la SNPC ;

« De l'audace, encore de l'audace »

 

Je voudrais vous rappeler l'histoire d'Edwin DRAKE, qui a réalisé le premier forage pétrolier, en 1859, avec un derrick en bois.

Après plusieurs résultats négatifs, les financiers qui soutenaient ses recherches, regroupés au sein d'une société dénommée Seneca Oil Company, étaient exaspérés de perdre de l'argent.

Ils avaient décidé d'envoyer en août 1859 un courrier à Edwin Drake, lui enjoignant d'arrêter les forages.

Le 29 août au soir, la lettre ne lui était pas encore parvenue que le pétrole a jailli d'une profondeur de 20 mètres !

 

Pour exercer ces métiers de pétroliers, il faut de l'audace, de la patience, de la volonté et de la passion.

Pour maîtriser ces technologies de plus en plus sophistiquées, il faut du personnel qualifié : la formation et le développement des compétences des Congolais sont indispensables et nécessaires pour le développement du Congo.

Je demande à tous les opérateurs de notre secteur d'y consacrer une attention particulière.

Notre objectif est d'améliorer les réserves du Congo, certes, mais pas à n'importe quel prix.

En effet, je veillerai à ce que les règles en matière de respect de l'environnement naturel et humain soient respectées.

Par ailleurs, j'incite les entreprises de notre secteur à contribuer, au travers des projets sociétaux, au développement social et au développement du capital humain.

Les parapétroliers sont appelés à suivre l'exemple des opérateurs de l'amont et de l'aval.

Les responsables de cette ville qui abritent les industriels pétroliers sont en train de mettre tout en œuvre pour que nos différentes bases soient accessibles sans handicap. C'est là le signe d'une attention particulière accordée à notre activité.

Nous avons des défis communs : Déployer des trésors d'ingéniosité pour  répondre aux besoins des hommes en énergie ; des défis technologiques et humains qui requièrent l'implication de tous les acteurs.

Ensemble, nous pouvons et nous allons y parvenir, pour le bien de tous.

 

Je vous remercie.